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Au mémorial Thomas Sankara de Ouagadougou, plusieurs centaines de personnes se sont réunies ce mercredi 31 juillet, au Burkina Faso, pour réclamer justice, après le décès de l’influenceur Alino Faso, la semaine dernière en Côte d’Ivoire.
En effet, les manifestants ont, tôt dans la matinée, pris la direction de l’ambassade de Côte d’Ivoire à Ouagadougou. Des pancartes à l’effigie d’Alino Faso en main, ils étaient vêtus de blanc, et brandissaient des drapeaux burkinabè et russes. Dans la suite, ils ont exprimé leur colère avant de formuler plusieurs revendications.
Au-delà d’une enquête approfondie, ils ont exigé une autopsie indépendante afin de déterminer les causes exactes de la mort de l’influenceur. « Le corps d’Alino Faso doit revenir au Burkina parce qu’il a été humilié, maltraité, assassiné ! On doit le recevoir pour qu’il soit enterré dans la dignité. Alino Faso est un panafricaniste, un homme social, un digne fils de ce pays », a clamé un manifestant.
Poursuivi par la justice ivoirienne pour « intelligence avec des agents d’un État étranger » et « complot », Alain Traoré alias Alino Faso est un activiste proche de la junte au pouvoir à Ouagadougou. Il est détenu depuis janvier 2025 en prison.
Le procureur de la République ivoirien, dans un communiqué, a annoncé le jeudi 24 juillet dernier, qu’Alino Faso se serait suicidé. Une thèse que mettent en doute les autorités burkinabè.
« Nous exprimons notre plus vive indignation face à l’attitude des autorités ivoiriennes »
Devant l’ambassade de Côte d’Ivoire, les manifestants scandent « Ado assassin », à l’endroit du président ivoirien Alassane Ouattara. De son côté, le porte-parole du groupe, Ghislain Dabiré, dénonce les conditions de détention d’Alino Faso :
« Alain Christophe Traoré a été détenu sans jugement dans des conditions obscures. Nous exprimons notre plus vive indignation face à l’attitude des autorités ivoiriennes. Elles ont non seulement failli à leur devoir de justice, mais elles ont aussi trahi les principes de fraternité et de solidarité africaines ! »
Pour finir, ils ont interpellé les organisations internationales de défense des droits de l’homme, aux fins de se saisir de l’affaire, et faire la lumière nécessaire que le dossier requiert. Vent debout, ils promettent revenir à la charge.
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