Bénin

A Talon : l’ancien maire de Cotonou, Léhady Soglo rappelle un triste souvenir

Judicaël C. GBETO 28/07/2022 à 23:49

La visite du Chef d’Etat français Emmanuel Macron à Cotonou a été l’occasion pour plusieurs voix autorisées de se prononcer sur la question des droits de l’Hommes et des libertés individuelles au Bénin. L’Ancien maire de la ville économique, Léhady Soglo, en a profité pour rappeler au président Patrice Talon un bien triste souvenir.

En exile politique depuis plusieurs années déjà, l’ex-maire de la ville de Cotonou, Léhady Soglo, s’est confié mercredi dernier sur France 24. Ceci, à l’issue du tête-à-tête entre les présidents Talon et Macron. Il est remonté contre les propos du Chef de l’Etat béninois sur le sort des dissidents politiques notamment l’ancienne Ministre et Garde des Sceaux, Reckya Madougou condamnée à 20 ans de réclusion pour « terrorisme » et du Professeur de Droit, le Constitutionnaliste Joël Aïvo, condamné à 10 ans de prison pour « complot contre l’autorité de l’État ».
« Si son prédécesseur s’était comporté avec lui, comme lui, se comporte aujourd’hui avec les prisonniers politiques, il n’aurait pas pu recevoir monsieur Emmanuel Macron », a relevé l’ex-maire. Il continue et rappelle au Chef de l’Etat que « … il (Patrice Talon) a été, lui aussi à un moment donné de sa vie, en exil politique ».

Retour sur les faits du passé …

Il faut rappeler que l’ancien homme d’affaires, le président Patrice Talon a mis fin le jeudi 08 octobre 2015 à trois ans d’exil politique. Il avait atterri vers 12h30 à l’aéroport international Cardinal-Bernardin-Gantin de Cotonou-Cadjèhoun à bord d’un avion en provenance d’Abidjan.

Il était en disgrâce avec les autorités d’alors. Bref l’ex-maire a voulu rappelé ce souvenir pour insidieusement décrire à peu près, ce qu’il vit dans l’hexagone. Une manière aussi de rappeler au président de la République que c’est difficile comme situation à vivre. La décrispation selon le fils aîné de l’ancien président Nicéphore Soglo passe par la libération des « détenus politiques » et le retour des exilés. Seulement sur ces deux sujets, le président Patrice Talon a été clair devant son homologue français : « il n’y a pas de détenus politiques » d’une part au Bénin, et « je n’ai signé aucun décret pour envoyer quelqu’un en exil », d’autre part, a tranché Patrice Talon.




 
 

 
 
 

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