Bénin

Affaire "étudiants soldats" à l'UAC : un autre ancien P/Unseb tacle le ministre de l'intérieur après Habib Ahandessi

Judicaël C. GBETO 29/07/2022 à 18:27

Il ne sera pas le seul à clamer haut et fort sa douleur face au communiqué des autorités en charge de la sécurité en République du Bénin. A peine, le feuilleton de l’affaire Habib Ahandessi a enclenché ses ultimes épisodes, un autre mécontent de l’Union Nationale des Scolaires et Étudiants du Bénin (UNSEB) donne de la voix. L’ex P/Unseb, Boris Aké, dit non au message radio-télé diffusé du ministre Alassane Séidou.

C’est par communiqué radio-télé diffusé que le gouvernement par le truchement de son ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, Alassane Séidou, a interdit les activités d’ordre sécuritaire sur le campus d’Abomey-Calavi. Pour l’autorité, « il y aurait des camps d’entraînement paramilitaire dans le but de former des étudiants soldats, qui se livreraient à des sévices graves sur leurs camarades ». Ce message n’a pas plu a bon nombre d’étudiants, qui ont pourtant fait la politique des silencieux ou des mécontents cachés. Mais eux, ils ont décidé de se la jouer visage découvert.
Boris Aké n’est pas allé par quatre chemins pour signaler ses sentiments à la lecture de ce communiqué. Pour l’ancien président de l’Union Nationale des Scolaires et Étudiants du Bénin (UNSEB), « lorsqu’on veut noyer son chien, on l’accuse de rage. Le régime du Président Patrice Talon se sert à profusion de ce proverbe pour détruire tous les mouvements de masse caractérisés par la défense des intérêts corporatifs, dont le mouvement étudiant »… « La campagne de diabolisation de ces services d’ordre cache à mon sens un projet funeste du gouvernement. Car, rappelez-vous, ce sont les mêmes accusations qui avaient conduit à l’interdiction des activités des organisations d’étudiants en octobre 2017, au moment où je dirigeais l’Union Nationale des Scolaires et Étudiants du Bénin (UNSEB) », a-t-il poursuivi.
Avant lui, quelqu’un d’autre, qui, à l’heure actuelle est toujours à genou en train de chercher la repentance céleste. L’histoire n’est pas vieille, elle reste fraiche dans les mémoires.

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Le feuilleton Habib Ahandessi …

Vaillant combattant et défenseur des droits des étudiants devant Dieu et devant les Hommes, Habib Ahandessi a déjà essayé de s’opposer au même communiqué du Ministre de l’intérieur béninois. Mais, il n’est pas réussi. Rappel de quelques écrits de la rédaction votre journal sur la question, il y a quelques heures seulement. « Le récent séjour en garde à vue a servi de leçon à l’activiste Habib Ahandessi. Pour s’en convaincre, une fois relâché, il a décidé de se retirer définitivement de la lutte estudiantine. C’est par le truchement d’une vidéo postée sur sa page facebook qu’il a annoncé la nouvelle, ce jeudi 28 juillet 2022. « S’investir dans la lutte, sur le plan académique, revendications… ? Je mets fin à ça », a-t-il (Habib A.) annoncé », a notifié le rédacteur de l’Investigateur sur le site du quotidien.

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C’est dire donc que l’homme a déposé les armes avec présentation d’excuses publiques, puisqu’il a compris qu’il ne faisait pas le poids. Ce qui implique qu’il serait totalement absurde que quelqu’un d’autre se livre à cette manœuvre. Mais, Prince Boris Aké, ne l’a pas compris. Devrait-il prendre leçon du feuilleton de son successeur dans la contestation visage découvert, au sujet des communiqués du gouvernement sur la sécurité des citoyens.




 
 

 
 
 

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