Bénin

Bénin : la proposition du parti DUD de l’ancien député Valentin Houdé pour des législatives apaisées

L’investigateur 24/05/2022 à 22:17

C’est par le biais de son représentant Bio Bani Bigou Vice-président, à la rencontre du clergé le vendredi 20 mai dernier que le parti, dynamique unitaire pour la démocratie (DUD) de Valentin Houdé a proposé la révision des textes avant la tenue des législatives pour éviter des frustrations.

L’opposition, il est clair, doute de sa participation aux prochaines joutes électorales. Au-delà de cette question liée à la participation, certains souhaitent et en font presque une exigence, la relecture des textes pour éviter des frustrations aux prochaines législatives. Tel est le cas du parti DUD de l’ancien député, Valentin Houdé qui l’a martelé vendredi dernier. Par le biais de Bio Bani Bigou, cette formation tient à la modification des textes, gage des élections apaisées. En effet, présent au panel organisé le vendredi 20 Mai dernier par la conférence épiscopale du Bénin à travers l’observatoire des cadres et personnalité politiques, le professeur Léon Bani Bio Bigou du parti dynamique unitaire pour la démocratie (DUD) de Valentin Houdé a plaidé pour la révision des textes électoraux avant les élections législatives de 2023.

En premier, il a pourfendu la loi portant financement public des partis politiques qui selon ses déclarations pose problème donc, doit être de facto, révisée afin de permettre à tous les partis reconnus légalement de bénéficier du financement public.
Il a évoqué notamment l’article 5 et l’article 6 qui poseraient problème avec le contenu des articles 38 et 39 de la loi 2018-31 portant charte des partis politiques en République du Bénin.

| Lire aussi : Bénin : une vingtaine d’agents au ministère de la santé affectée après leur stage ( liste )

| Lire aussi : Bénin : la proposition de Todjinou au gouvernement sur l’augmentation des salaires des travailleurs

L’article 5 de la loi portant financement des partis politiques stipule que « le financement public des partis politiques concourt entre autres au fonctionnement des partis, à la promotion de leur programme politique, à leur participation aux consultations électorales, à la formation de leurs militants, à l’éducation civique et politique de leurs membres ».

Quant à l’article 6, il stipule que : « sont éligibles au financement public des partis politiques, les partis qui remplissent les conditions ci-après : avoir un siège national et des bureau départementaux, disposer d’un bureau spécifique pour le parti distinct d’un domicile, justifier de la tenue régulière des instances statutaires du parti et justifier des ressources financières et leur utilisation ».
Or, selon la loi 2018-31 portant charte des partis politiques en République du Bénin en ses articles 38 et 39, il suffit que le parti soit régulièrement enregistré pour bénéficier du financement et les modalités de la répartition de ce financement selon l’article 39 seront déterminées par une loi spécifique.
Donc, il s’est appesanti sur les nuances des deux textes, pour inviter à la révision de tous les textes électoraux. Ceci dans l’optique d’éviter des frustrations, source des tensions électorales.

« La nécessité de réviser ces textes-là s’impose si on veut la paix, si on veut la cohésion sociale car le dander est toujours là permanent parce que c’est de l’injustice qu’il faut corriger », a précisé le vice-président de la DUD.
A cela, il y tient telle la prunelle de ses yeux et en appelle illico presto à la révision des textes avant le 8 janvier 2023, date de la tenue des législatives, rapporte Bwt.




 
 

 
 
 

Autres publications que vous pourriez aimer