Politique

Après la proclamation des résultats des élections communales du 11 janvier par la Commission électorale nationale autonome (CENA), l’attention se porte désormais sur l’installation des conseils communaux et la désignation des exécutifs locaux. La loi électorale révisée encadre précisément les modalités de choix du maire et de ses adjoints, notamment en cas d’absence de majorité absolue.

Avec la publication officielle des résultats, le processus électoral entre dans sa phase institutionnelle. Les conseillers communaux élus doivent désormais procéder à l’installation des conseils et à la mise en place des exécutifs locaux.

La procédure est définie par l’article 189 nouveau du code électoral, introduit par la loi n° 2024-13 du 15 mars 2024 modifiant et complétant la loi n° 2019-43 du 15 novembre 2019. Le texte prévoit que « le maire et ses adjoints sont désignés par le parti ayant obtenu la majorité absolue des conseillers ». Concrètement, lorsqu’un parti politique dispose à lui seul de plus de la moitié des sièges au sein d’un conseil communal, il choisit les responsables de l’exécutif communal sans avoir besoin d’alliance.

En revanche, la loi anticipe les situations plus fréquentes de conseils fragmentés. A défaut de majorité absolue, le maire et ses adjoints sont alors désignés par l’ensemble des partis ayant constitué une majorité absolue à travers un accord de gouvernance communale. Cet accord politique doit être formalisé et notifié à l’autorité de tutelle, c’est-à-dire au ministère en charge de la décentralisation.

Ce mécanisme consacre juridiquement les alliances locales et encadre les négociations politiques entre formations représentées au sein des conseils communaux. Il vise également à éviter les blocages institutionnels dans les communes où aucun parti n’a obtenu seul la majorité.

Pour rappel, selon les résultats des élections communales proclamés par la CENA le 17 janvier 2026, le taux de participation est arrêté à 36,67 %. Dans le détail des scores nationaux des partis, l’Union Progressiste Le Renouveau totalise 1 328 475 voix, soit 48,92 %, le Bloc Républicain a récolté 1 206 390 voix, soit 44,43 % et la FCBE a décroché 180 663 voix, soit 6,65 %. A noter que seuls les partis BR (852 sièges) et UPR (963 sièges) sont éligibles au partage des 1815 sièges à pourvoir dans les 546 arrondissements du Bénin.

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Casimir VODJO

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