Florence Kingbo : « De troubles psychologiques graves de nature à empêcher sa condamnation pénale », selon son avocat

Société

Maître Aboubacar Baparapé, avocat de la Tiktokeuse Florence Kingbo, auteure de graves injures contre le président Patrice Talon et son épouse, a réagi après l’audition de sa cliente hier, devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet).

Il évoque l’état de démence de la prévenue qui, selon lui, doit être remise en liberté au regard des résultats issus de son examen médical.

Pour Maître Aboubacar Baparapé, Florence Kingbo est totalement victime de son état de santé. Elle souffre de troubles psychiatriques et les résultats issus de son examen médical le prouvent.

Au micro de Bip radio, l’avocat informe que sa maladie est antérieure à la vidéo virale ayant conduit à son arrestation. « Le certificat médical qui a été produit a été établi longtemps avant les évènements liés à sa détention provisoire », a-t-il insisté.

Lors de l’audience d’hier, la Tiktokeuse de 21 ans, poursuivie par ailleurs pour « harcèlement par le biais d’un système électronique, atteinte à la vie privée, incitation à la haine et à la violence, et incitation à la rébellion », a reconnu les faits, et dit assumée l’entière responsabilité.

« Elle dit que ce qu’elle reproche au président Patrice Talon, est de revoir sa manière de gouverner.... on peut parler là, de troubles psychologiques graves de nature à empêcher sa condamnation pénale », a déclaré Me Aboubacar Baparapé, pour qui, « on ne peut pas juger une personne qui souffre de troubles mentaux ».

Florence Kingbo, faut-il le rappeler, avait été interpellée au lendemain de la tentative de coup d’État manqué du 7 décembre 2025. En cause, une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, dans laquelle elle accuse le Chef de l’État d’être un « tyran » et s’en prenait également à la Première Dame Claudine Talon et à leur fils.

La première audience dans cette affaire s’est ouverte hier mardi, mais les juges n’ont pu évoluer selon la procédure, étant donné que la prévenue se mettait dans tous ses états à chaque fois qu’on lui posait de question.

Le ministère public a donc sollicité, de la Cour, un renvoi pour ses réquisitions. Le dossier est renvoyé en mars 2026.

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Tossou Ignace

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