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Guinée : 17 policiers blessés lors des affrontements entre civils et forces de l’ordre à Conakry

L’investigateur 7/07/2022 à 16:12

Les violentes manifestations spontanées de mardi et mercredi à Conakry ont fait des blessés dans le rang des policiers. Dix-sept policiers ont été blessés dont un grièvement, suite aux manifestations générées par l’interpellation brutale de trois leaders du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC).

Des pneus brûlés ou érigés en barricades, des poubelles renversées et véhicules des forces de l’ordre caillassés, puis des grenades lacrymogènes lancées. Tel se présente le face-à-face entre les civils et militaires, mardi et mercredi derniers à Conakry. C’était lors des affrontements entre les forces de l’ordre et des groupes de jeunes qui protestaient dans des quartiers de la banlieue guinéenne contre l’arrestation des membres du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), une coalition qui avait orchestré des mois de mobilisation de 2019 à 2021 contre l’ancien président Alpha Condé (2010-2021), renversé en septembre 2021 par une junte dirigée par le colonel Mamady Doumbouya.

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Transgressant l’interdiction de la junte de manifester dans les rues jusqu’à la fin de la transition, le FNDC avait appelé à manifester le 23 juin déjà. Mais la veille, il avait suspendu sa manifestation pour "donner une chance" au dialogue proposé par le gouvernement de transition. Mais après la dernière réunion avec celui-ci, le FNDC a dénoncé "une parodie de rencontre", ainsi que "la conduite solitaire et autoritaire de la transition" et "les atteintes graves portées aux droits et libertés fondamentaux". Mardi au cours d’une conférence de presse, le coordonnateur national du FNDC, Oumar Sylla - dit Foniké Mengué -, Mamadou Billo Bah et le rappeur Alpha Midiaou Bah - alias Djanii Alfa - ont été violemment molestés par la police au siège de leur coalition. MM. Sylla et Bah ont été battus et leurs vêtements déchirés par des policiers. Gardés à vue dans l’attente d’être présenté à un juge, leur arrestation a été condamnée par une majeure partie de la classe politique qui s’est indignée de la méthode.

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MM. Sylla et Bah sont poursuivis pour avoir "produit et diffusé par le biais d’un système informatique des propos injurieux contre le Conseil national de transition (CNT)". Et pour apporter leur soutien à leurs leaders arrêtés, les jeunes du FNDC ont voulu battre le macadam. D’où les affrontements. Pour le moment, aucun chiffre n’a été communiqué dans le rang des civils blessés.




 
 

 
 
 

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