« Les Démocrates ont été vidés au... », le député Orden Alladatin parle de la révision constitutionnelle

Politique

Le vendredi 14 novembre 2025, les députés béninois ont adopté à 90 voix pour et 19 contre, la proposition de loi portant révision de la constitution. Le texte, fortement contesté par l’opposition qui y voit une atteinte grave à la démocratie, impose une trêve politique aux partis politiques avec la création d’un Sénat. Au lendemain de l’adoption de la proposition de loi, Orden Alladatin, Président de la commission des lois au Parlement, a réagi en précisant les sanctions encourues en cas de violation de la trêve.

Dans son intervention, le Député du parti Union Progressiste le Renouveau (UP-R) a rappelé le bien-fondé de cette trêve introduite à l’article 5-1 de la nouvelle constitution. L’objectif visé, à l’en croire, est simple : permettre au Chef de l’Etat élu de développer sans anicroche son projet de société.

Selon le parlementaire, le constat effectué au Bénin est que les présidents de la République n’arrivent pas à correctement mettre en œuvre leur projet de société, en raison de l’environnement politique souvent hostile, marqué par des critiques répétées de l’opposition ainsi que les campagnes de « déstabilisation » délibérément initiées.

Orden Alladatin cite en exemple le cas de la Zone industrielle de Glo-Djigbé, l’un des projets phares du gouvernement Patrice Talon. Pour lui, si le projet n’est pas encore au stade voulu, c’est à cause de l’ancien président Boni Yayi et de ses « compères » qui, lorsqu’il s’est agi pour le gouvernement de mettre en place des initiatives afin d’assurer la disponibilité permanente des matières premières au profit de la zone, « sont entrés dans la rue pour dire aux populations : jamais ne faites plus ça ».

Or, « L’opposition son rôle, n’est pas de dire : ce que le président a dit là, jamais nous ne ferons ça au 229. La trêve permet de mettre fin à ça pour toujours, tant que la constitution va demeurer », a-t-il déclaré sur Bip radio, affirmant que toutes les actions de l’opposition doivent d’ores et déjà concourir au développement.

Certes, « Vous pouvez critiquer. Mais en tant que parti politique de l’opposition, si vous dites que : ce que vous faites là n’est pas bon, vous devez être en mesure de proposer ».

De toute façon, poursuit-il, le Sénat veillera à ce que la trêve soit respectée. Les acteurs politiques qui ne la respecteraient pas, verront « leurs droits civiques et politiques suspendus ou enlever », a-t-il averti, avant de conclure :

« La démocratie ne veut pas dire empêcher les représentants du peuple de faire leur boulot. C’est un biais démocratique. C’est parce que la démocratie n’a pas satisfait au bien-être collectif que les Démocrates ont été vidés au Mali, en Guinée, au Burkina Faso et au Niger. Nous ne voulons pas ça » au Bénin.

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Tossou Ignace

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