Bénin

Macron : Azannaï adresse une lettre ouverte au président français en visite au Bénin

L’investigateur 26/07/2022 à 21:11

Les opposants au régime béninois et son Chef Patrice Talon en particulier veulent saisir l’occasion de la visite du président français au Bénin pour se faire entendre. En effet, tel est le cas de l’opposant Candide Azannaï, qui par le biais d’une lettre adressée, le 15 juillet dernier à Macron, s’est plaint de son ancien allié Patrice Talon.

Dans la lettre que La Dépêche a pu consulter, l’ancien député comme à son habitude, s’est attaqué au régime de Cotonou sur le plan de la démocratie. Ainsi, il signale que le Bénin est l’opposé des valeurs démocratiques qui font école dans l’hexagone et partout ailleurs. Pour s’en convaincre, il a révélé sans porter de gants, « le descriptif totalement biaisé, et bien loin de la réalité, de pays champion en matière de réformes politiques et économiques ». Sur le plan des réformes entreprises par le régime en place et comme il l’a toujours souligné, il remet le couvert pour dire que : « Les réformes politiques sont, pour une large part, incongrues et inopérantes et celles dites économiques sont faites dans une opacité inédite ».

« Quant aux réformes relatives au système électoral et au système partisan », a écrit Azannaï, « elles sont incompatibles avec les normes et exigences de la Communauté internationale et totalement en déphasage avec les engagements consensuels issus de l’historique Conférence des Forces Vives de la Nation de février 1990 ».

Très remonté contre ses anciens alliés, le président du parti Restaurer l’Espoir affiche son désespoir quant au modèle démocratique béninois, « jadis cité en exemple, est en net recul ». L’auteur de la lettre évoque « des dizaines de compatriotes, en exil en France et ailleurs dans le monde ». Il rappelle au passage, toujours à l’attention du Président français, que le parlement, là où devrait battre le cœur de la démocratie, « est exclusivement composé des « députés » issus des 02 partis du président Talon »., informe la même source

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« L’absence d’un parlement représentatif » selon les termes de la lettre de Candide Azannaï, « a donc mis fin depuis 2019 au pluralisme parlementaire ». « Plusieurs responsables politiques croupissent en prison pour leurs opinions, dont l’ancienne garde des Sceaux, Reckya Madougou, de l’ancien ministre le doyen Houdou Ali et du professeur Joël Aïvo… »

« …Nous allons continuer de lutter jusqu’à ce que triomphent de nouveau les valeurs. Car une démocratie dans laquelle il n’y a pas d’espace pour l’expression plurielle n’en est pas une », a conclu Candide Azannaï.




 
 

 
 
 

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