Pacte de non-agression entre partis de la mouvance : une autorité de l'Atlantique viole l'accord Djogbénou-Bio Tchané

Politique

Pendant que l’Union Progressiste le Renouveau (UP-le Renouveau) et le Bloc Républicain (BR) ont signé, le jeudi 28 août 2025, l’arrêt immédiat de toute transhumance politique en vue des élections générales de 2026, des pratiques contraires à cet accord de non-agression deviennent courantes, au fur et à mesure qu’on s’achemine vers le démarrage des campagnes électorales. Curieusement, au sein même de la majorité présidentielle.

L’UP-le Renouveau et le Bloc Républicain avaient annoncé le jeudi 28 août 2025, une suspension stricte de "tout mouvement de transhumance politique" des militants de l’un des partis de la majorité présidentielle vers l’autre. Selon le communiqué conjoint, signé par les présidents Joseph Djogbénou de l’UP-R d’une part, et Abdoulaye Bio Tchané du BR d’autre part, cette décision s’applique aux personnalités élues ou occupant des postes clés dans les deux formations. Elle ne peut être levée que par un accord formel des instances compétentes.

L’objectif visé en effet, selon les responsables des deux partis, c’est de prévenir les tensions internes et de consolider la discipline au sein de la mouvance présidentielle, à quelques mois du scrutin général. Les deux partis avaient d’ailleurs précisé que toute violation de l’accord serait considérée comme un manquement grave et exposerait les auteurs à des sanctions internes.

Pourtant, selon nos informations, une autorité influente de l’UP-le Renouveau, active dans la 5e circonscription électorale, regroupant Ouidah, Allada, Kpomassè, Toffo et Tori-Bossito, est en pleine opération de débauchage ciblé de certains élus du Bloc Républicain. Une démarche qui, si elle se concrétise, va directement à l’encontre de la suspension décrétée par les bureaux politiques des deux formations.

Il faut dire que cette démarche constitue un acte de défiance et déstabilise l’unité, ainsi que la discipline recherchée au sein de la majorité présidentielle. Dès lors, on se demande pourquoi cette autorité bien connue joue un rôle si dangereux à quelques semaines des élections législatives et communales ?

Son attitude n’est ni plus ni moins une transgression de l’accord signé par les deux présidents des partis UP-R et BR et respecté jusqu’à preuve du contraire par tous les militants.

Les militants débauchés, selon les informations, s’apprêtent à faire une déclaration de soutien à l’UP-R samedi prochain. Sauf si le Chef de l’Etat Patrice Talon, appelé au secours par les candidats BR de la 5è circonscription électorale, arrête cette autorité dont il est question dans son élan déstabilisateur.

En attendant que les masques commencent à tomber, on se demande si la suspension de la transhumance politique est-elle vraiment bannie au sein de la mouvance alors des acteurs de premier plan semble-t-il, sont déterminés à contourner la loi ?

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Casimir VODJO

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