Bénin

Patrice Talon : « Moi je suis conscient que je suis un Bio Guerra. Je suis conscient que chacun de nous est un Bio Guerra »

Judicaël C. GBETO 30/07/2022 à 12:22

A l’occasion de la cérémonie d’inauguration de la Statue du héro national, Bio Guerra, ce samedi 30 juillet 2022, le Président de la République, Patrice Talon, a fait un commentaire émouvant. Pour le numéro 1 béninois, tout Béninois est un Bio Guerra.

Situé désormais sur le rond-point de l’Aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cadjèhoun (AICBG), la statue de Bio Guerra est composée d’une enveloppe faite de fonte (cuivre T3) d’une épaisseur moyenne de 5mm montée sur une structure en acier ; l’ensemble reposant sur un massif en béton armé. D’une hauteur totale de 10m dont 10m en longueur, 3m en largeur et 7m de hauteur pour la statue elle-même, le monument fait une masse totale de 13 tonnes.

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Qui est Bio Guerra que chaque Béninois « est » ?
Fils de Sabi Yerima (père) et de Yon Gon (elle a vécu à Sua Bale au Nigeria), le prince wasangari, Gbaasi N’Guera de la branche dynastique des Mako- Gbasi est désormais l’icône qui frappe tous visiteurs du Bénin transitant par l’Aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cadjèhoun. Cultivateur, chasseur et marchand de profession, Bio Guerra est éduqué à monter à cheval, à manier l’arc et les flèches. Le parcours du héros et objet de la résistance. Né en 1856 et tombé au champ d’honneur le 17 décembre 1916. Résistant et « figure de la rébellion » aux cotés des peuples Wasangari, Boowo, Peul et Baatonnu de l’ancien territoire du Baru-tem. Il a lutté contre les privations de liberté, l’impôt de capitation, la conscription, le travail forcé, l’oppression coloniale. Il a porté secours aux populations du village de Gbéku contre les exactions des Wasangari de Buanri au sud, Gberudaba et Bouka à l’Est.
Bio Guera vivait à Gbasi - nord-ouest de Niki - lorsqu’éclata la guerre de résistance des Baatombu à la pénétration française. Il participa activement en août 1897 à la guerre dirigée par Saka Yerima (première occasion d’éprouver son courage) et a, plusieurs fois, mis en échec sur des expéditions l’armée coloniale. Il a organisé le siège de Bembèrèkè puis, avec ses troupes, transféré la guerre à Baura au nord de Bembèrèkè. Après presque une année de combat à Baura, traqué, le chef guerrier tomba sous les balles assassines de l’envahisseur colonial, le 17 décembre 1916. Distingué « héro national » en 1975. Il incarne les valeurs de référence comme : la témérité, le courage, la dignité et l’intégrité.




 
 

 
 
 

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